Le mouvement des Coquelicots se bat pour la santé publique

L’association Nous voulons des coquelicots est « un groupe de bénévoles sans argent, composé d’une quinzaine de personnes, parmi lesquelles une directrice de crèche (retraitée), des décorateurs, une étudiante, une céramiste, deux paysans, une enseignante, une psychanalyste, des membres d’ONG, deux journalistes » (définition tirée du site internet du mouvement). Elle est présidée par Fabrice Nicolino.

C’est en septembre 2018 que ce groupe lance un immense appel qui veut provoquer un soulèvement pacifique de la société française : non aux pesticides de toutes sortes !

Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. […] Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.

Extrait du l’appel à l’interdiction de tous les pesticides de synthèse

Le principe : tous les premiers vendredi du mois à 18h30, depuis septembre 2018, chacun est invité à rejoindre la place de sa mairie pour manifester pacifiquement, y compris à St Etienne de Montluc où une trentaine de personnes se regroupe tous les mois. L’objectif est d’atteindre 5 millions de signatures à la pétition nationale en deux ans.

Les pesticides qui inquiètent particulièrement le mouvement sont les SDHI. Présents en France à partir de 2013, ces fongicides sont aujourd’hui massivement utilisés. Ils “sont épandus sur 80% des surfaces de blé, les tomates, les pommes de terre, les arbres fruitiers, la vigne, les terrains de foot et de sport.” Pourtant depuis octobre 2017, des scientifiques de renommée internationale lancent l’alerte sur la dangerosité de ces substances.

L’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) reste cependant dans le déni.

Nous pouvons agir à l’échelle locale, et à St Etienne de Montluc.

Le site internet du mouvement des Coquelicots recense toutes les communes dans lesquelles de vraies dispositions ont été prises pour interdire des pesticides, y compris sur les terrains agricoles. Certains comme ce maire d’une commune d’Ile et Vilaine sont plus combatifs que d’autres, même s’ils rencontrent des obstacles.

Voici le dernier communiqué du mouvement des Coquelicots.

En une année d’efforts, le premier million de soutiens à l’Appel des Coquelicots pour éradiquer les pesticides, est atteint. C’est grand, c’est historique. La France est le premier pays au monde à connaître une pacifique révolte contre le poison des pesticides.

Nos efforts communs ont changé l’atmosphère de ce pays. Jamais le débat sur les pesticides n’avait été aussi vif, aussi clair, aussi renversant. Oui, nous avons pu montrer que le peuple français refuse massivement l’usage de poisons, ainsi que l’attestent d’ailleurs de régulières enquêtes d’opinion.

Il est navrant de constater l’attitude de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement, du travail) – cette agence publique est chargée de veiller à la santé de tous, mais dans le lourd dossier des pesticides, elle préfère visiblement défendre d’autres intérêts ; engluée dans d’intolérables conflits d’intérêt, l’ANSES a encouragé des épandages massifs en France de SDHI, nouvelle classe de pesticides. Et elle l’a fait en oubliant opportunément des informations qui visiblement la gênaient. Dès 1976, une étude démontrait la grande toxicité des SDHI sur les mammifères. N’en sommes-nous pas ? Dès 2012, une étude de l’INRA – pourtant payée par l’ANSES ! – prouvait la génotoxicité d’un des principaux SDHI, le bixafen.

Une prestigieuse équipe de l’INSERM vient de publier une étude implacable qui montre que les 8 SDHI sur le marché s’attaquent aussi bien aux champignons pathogènes qu’aux cellules de vers de terre, d’abeilles et… d’humains. Certains malades, notamment d’Alzheimer, sont plus sensibles encore aux SDHI que des hommes en bonne santé. Un communiqué du CNRS titre : «Les fongicides SDHI sont toxiques pour les cellules humaines».

Tout cela, l’ANSES le savait, car elle avait été prévenue dès octobre 2017. Et elle n’a rien fait, pour des raisons que seule une commission d’enquête parlementaire réussirait peut-être à connaître. A l’heure où se déroule le procès du médicament Mediator –des centaines, peut-être des milliers de morts-, il n’est pas inutile de le rappeler : une étude de 1995 a été simplement ignorée. Elle aurait permis d’empêcher le massacre.

La question des SDHI, désormais sur la place publique, est l’affaire de tous. Chacun d’entre nous peut demander des comptes à ses élus, à l’ANSES, aux agences régionales de santé, au ministère de l’Agriculture, à celui de la Santé.

Le sujet de la pollution de l’air, de l’eau, les influences sur notre santé à St Etienne de Montluc vous concernent particulièrement ? Vous avez des idées, des interrogations sur ce sujet dans notre commune ? Rendez-vous le vendredi 13 décembre à 20h au Manoir pour une rencontre citoyenne sur le thème de LA SANTÉ.

Le programme porté par la liste candidate OSONS L’AVENIR !
aux élections municipales de 2020 à Saint-Etienne de Montluc doit aussi être le vôtre.

Votre avis, vos idées et suggestions sont primordiales, n’hésitez pas à les partager ici.

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